Manuel d’intervention poétique #5 :
La guerre des poètes et
comment y mettre fin sans se ruiner
Dès
qu’il veut parler poésie
c’est
l’éruption pulmonaire
c’est
la guerre au m²
le
profil bas démissionne
les
petits vaisseaux sanguins éclatent à 1m70 d’altitude
il
faut subir
tout
ce qui lui passe par la tête
avec
un diplôme d’Attila
il
faut hocher la tête
comme
si le hochement de tête se rêvait matraque
il
avait pourtant l’air calme ce type
on
l’a peut être sorti un peu trop vite
de
la salle d’attente de l’éternité
pas
moyen de couper le son
infirmière
une dose de compromis
si
ça ne marche pas on l’enterre avec sa hache
c’est
toujours comme ça en poésie
les
types ils font mine de caresser le silence
et
dès qu’on touche un cheveu de la perruque
c’est
le recours au nucléaire
à
la phrase qui gueule son désert
ça
me fatigue
ça
écrase des neurones
il
est 9 heures du mat
un
peu tôt pour bifurquer vers l’oreiller
au
moins avec un livre en vis-à-vis
soit
l’auteur est mort
soit
il n’a plus le droit de rajouter une ligne
c’est
parfait
je
pense qu’à la base
j’aime
beaucoup mes frères humains
surtout
une femme
ça
n’a rien à voir
et
c’est parfait
...ce qui est bien c'est qu'on peut remplacer la poésie par presque n'importe quoi...et ce presque contient tout et c'est beau...enfin il me semble...
RépondreSupprimerThx Heptanes. Je rebondis sur ta phrase : on peut être remplacé par presque n'importe qui, et ce presque tient encore la route et c'est beau...
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