vendredi 15 décembre 2017

Manuel d’intervention poétique #5 : 
La guerre des poètes et comment y mettre fin sans se ruiner

Dès qu’il veut parler poésie
c’est l’éruption pulmonaire
c’est la guerre au m²
le profil bas démissionne
les petits vaisseaux sanguins éclatent à 1m70 d’altitude
il faut subir
tout ce qui lui passe par la tête
avec un diplôme d’Attila
il faut hocher la tête
comme si le hochement de tête se rêvait matraque
il avait pourtant l’air calme ce type
on l’a peut être sorti un peu trop vite
de la salle d’attente de l’éternité
pas moyen de couper le son
infirmière une dose de compromis
si ça ne marche pas on l’enterre avec sa hache
c’est toujours comme ça en poésie
les types ils font mine de caresser le silence
et dès qu’on touche un cheveu de la perruque
c’est le recours au nucléaire
à la phrase qui gueule son désert
ça me fatigue
ça écrase des neurones
il est 9 heures du mat
un peu tôt pour bifurquer vers l’oreiller
au moins avec un livre en vis-à-vis
soit l’auteur est mort
soit il n’a plus le droit de rajouter une ligne
c’est parfait
je pense qu’à la base
j’aime beaucoup mes frères humains
surtout une femme
ça n’a rien à voir
et c’est parfait

2 commentaires:

  1. ...ce qui est bien c'est qu'on peut remplacer la poésie par presque n'importe quoi...et ce presque contient tout et c'est beau...enfin il me semble...

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    1. Thx Heptanes. Je rebondis sur ta phrase : on peut être remplacé par presque n'importe qui, et ce presque tient encore la route et c'est beau...

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