Je me sens fort comme un lion dans le viseur, heureusement que j’ai lu hier soir, la ville peut bien quadriller le marché du désir et tracer nos faiblesses jusqu’à en trouver les muqueuses, il reste quelques renfoncements que ses caméras ne couvrent pas : des îles de poche, des poches où mettre ses mains, des mains qui tissent des histoires, des histoires qui camouflent le cerveau. Sur le trottoir je tiens en rappel par le fil d’un texte qui ne rapporte aucun argent à son auteur, c’est peut-être un détail mais aujourd’hui comme pas mal d’autres jours, ce sont des détails qui nous maintiennent debout, et tourner une page dans un monde qui se croit moderne, ça reste encore la bonne direction