Rien à faire de fracassant
A 8 heures du matin
Aucune identité désirable à ma porte
Je laisse mon nom au placard
Avec les monstres administratifs
J’attends des nouvelles
De n’importe quoi
De n’importe qui
Les voisins sont partis en vacances
Pour que je m’occupe du silence
C’est facile à entretenir
Facile à nourrir
Quand tout le monde déserte
Vers l’eldorado du bronzage
Il y a des choses que je fais bien
Et des choses que je fais mal
Des fois on ne voit pas la différence
Le passé sèche dans un coin
Et les chats font de la philo non verbale
Je me demande où tu es passée
Le lit cette nuit était bien trop grand
Toute une partie en jachère
Où mes mains en éclaireurs ne touchaient
Que les vestiges des cellules mortes
Ce n’est pas ma scène préférée
Chômage domestique en hausse
Et manifestations violentes devant le frigo
Quelle politique de secours
Pour sauver la faune d’un T3 ?
Je me vois bien assis
C’est déjà ça
Le futur dans une cuillère à café
Les choses simples nous sauvent un peu
Dehors il pleut des cordes de guitare
Et je me demande si j’ai envie de jouer
Tu n’es pas là pour donner ton avis
Pas là pour me souffler quoi faire
La réforme de la solitude commence
Et je me sens dans la peau d’un homme
Qui coupe du bois en plein été
Et coupe aussi des phrases
Dans la bouche de Kurt Cobain
Où as-tu dormi l’autre nuit
Où as-tu posé ton corps
Qui n’a rien d’un fantôme ?