Le problème n’est pas tant ce qu’on vit que l’interprétation qu’on en fait. Nos décodeurs internes sont pourris sauf peut-être quand la peur nous déserte, c’est-à-dire pas souvent. Mais un homme sans peur n’écrit pas des poèmes, il dirige une centrale nucléaire ou s’occupe 24h/24 de ses cinq enfants (dont 3 hyper actifs). Pour écrire et continuer à écrire, il faut se tromper en beauté et faire de cet instinct d’erreur son meilleur carburant.